Petite histoire de photo : Refuge au dessus de la Laguna Colorada

Ce qui est drôle avec cette photographie, c’est que les couleurs et la beauté du paysage vous sautent aux yeux. Mais quand je la regarde, ce dont je me rappelle, c’est l’ascension qu’il a fallu faire pour réaliser cette photo 😉

Parlons d’abord de ce paysage magnifique. Pour situer, nous sommes en Bolivie sur l’altiplano, à un peu plus de 4000 mètres et assez proche de la frontière avec le Chili. En rouge, devant vous, c’est l’eau du lac, la Laguna Colorada. On accède ici uniquement après un long trajet en 4×4.

En blanc ? C’est de la glace et de la neige soufflée par le vent. Certaines bourrasques forment des tourbillons de neige qui se déplace sur la surface du lac. C’est absolument magique !

Et les petits points roses sur l’eau ? Et bien non, ça n’est pas de la poussière mais des flamants roses. J’ai été surpris d’en découvrir autant dans cette région du monde et à cette altitude. Il fait très froid et ces oiseaux vivent là. Surprenant !

Et le bleu ? Dans cette région du monde le ciel est d’un bleu intense époustouflant. C’est vraiment impressionnant de le voir si bleu. A certains moments on se croirait dans l’espace tellement il devient sombre et soutenu.

Et cette couleur jaune ? Alors venons-en, c’est la couleur de la chaume de ce refuge. Mais c’est qu’il a fallu aller la chercher cette photo !

A 4300 mètres d’altitude, quelques dizaines de mètres de dénivelé deviennent une montagne à franchir. Oui, je vous vois venir, les gens du coin jouent bien au foot, porte des charges lourdes et  marchent pendant des heures. Mais quand vous n’êtes pas acclimaté depuis votre plus tendre enfance, le manque d’oxygène se fait sentir. Je n’étais pas très loin en contre-bas, au bord du lac avec un groupe de Belges formidables rencontrés au milieu de ces paysages grandioses, et j’ai vu cette petite maison. A ce moment, je me suis dit : Tiens, je vais monter faire une photo. Facile. Et bien … pas tant que ça. J’avais peu de temps car la voiture allait repartir. Je suis donc monté au pas de course, arrivé en haut j’étais épuisé mais heureux.

Heureux devant ce paysage magnifique en sachant que j’allais vous ramener une belle photo originale de ce lieu magnifique !

La technique de prise de vue de ce paysage

Pour les passionnés de photos, j’ai fermé à f10 pour avoir une grande profondeur de champ. J’aurai pu fermer plus mais je savais que je risquai d’avoir beaucoup de poussières sur ma photo. En effet, à f22, par exemple, le moindre grain de poussière sur l’objectif ou le capteur est visible. Et comme cela faisait quelques temps que l’appareil voyageait (Afrique et Amérique du sud) sans avoir été nettoyé, j’ai préféré réduire les risques 😉 Le filtre polarisant a donné toute sa profondeur au ciel si dense que l’on observe sous ses altitudes.

Et comme j’étais assez près du refuge, j’ai ouvert au maximum l’angle de prise de vue à 24mm.

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